Depart depuis Cusco en bus a 20h30. Un bus economique...Nous sommes les deux seuls touristes a bord, entoure de personnes issues des campagnes ou des mines. L'ambiance est courtoise. Jusqu'a ce qu'une dame fasse un petit scandale aupres des gerants du bus. Tous solidaire, les gens crient "Policia, Policia!" La femme peut donc rentrer et s'installer, par la suite nous avons compris qu'elle etait saoul.
Le bus demare. Un homme de la compagnie qui vient de calmer l'ambiance electrique du busm commence a expliquer le tajet, les differents arrets pour acheter a manger et a boire. Les gens s'ecrient " pain et coca cola!". L'homme saute sur l'occasion et diffuse un message de sante publique dans un premier temps (effet des sodas et de la mal bouffe en general) pour dans un second temps vendre et faire gouter ses produits "miraculeux qui guerissent tous les maux". Ca va du complement alimentaire a de la creme pour les articulations aux bonbons chinois au gingembre pour les stresser... Son message a fait mouches presque tout le monde a acheter ses produits... Nous qui pensions au debut qu'il s'agissait d'une information intelligente nous avons vite dechante...
Le film diffuse est miteux comme dans tous les bus (ou presque), avec des scenes destinees aux adultes alors que les enfants ne manquent pas...
Nous entamons une route de montagne, virage, altitude, conduite du chauffeur, les vomis ne se comptent plus. Heureusement la compagnie fourni les sacs. Nombreux semblent craindre la route. Tout a coup, une odeur suspecte envahi le bus. C'est le chiot du petit garcon de derriere qui a fait ses besoins dans l'allee. Ulysse et moi ne savons plus s'il faut rire ou pleurer. La route se passe et nous tentons de somnoler. Et la...le bus s'arrete...Quoi? La neige a recouvert la route...6h d'attente...une fois le soleil leve, nous demandons de sortir pour une pause clope. On s'apercoit que la file de vehicules immobilises est longue et au'on est pas pres de repartir. Les locaux s'impatientent et commence a crier. Les mesures de securite sont prises, mais les chauffeurs ne communique aucunes informations aux passagers, ce qui genere pas mal de tension.
Pour finir la route reprend et la tournante de vomissement aussi. 10min apres le redemarage, plus de neige et la chaleur grimpe au fur et a mesure que l'on descend. On fini avec une temperature de 39 degre et les chauffages tourne a plein regime! Oui! ils ne les eteignent pas! pourquoi? On ne le sait pas. Et les gens frileux comme pas permis acceptent enfin d'ouvrir les fenetres pour la derniere heure du trajet... Bref au bout de 18h de trajet au lieu de 10h.
Les deux en plus sont habituelles car les chauffeurs s'arretent dans tous les villages pour que des vendeuses montent dans le bus avec des poissons frits, des patates, pain, boissons,... le tout servit dans des sachets indivudels qui sont jeter part les fenetres au fur et a mesure de la route. Ici c est comme ca.
A notre arrive a Puerto Maldonado on est accueillis par Victor. Etant donne le retard nous irons dans sa famille le lendemain. car on compte 8h00 de bateau pour atteindre El Gato ( Le Chat, la terre des Jaguars, enfin dans le temps !).
Victor nous presente le projet des trois journees : decouverte de la faune et de la flore de la Selva (la foret, region sud de l'amazonnie.).
Il nous propose de l'accompagner a une fete locale. On accepte. Une grande piste de danse, une piscine d'eau boueuse pour les enfants, election de miss Puerto Maldonado, adultes et enfants ne cessent de faire des batailles d'eau, de mousse en bombes aerosols,... Le tout arrose de cerveza dans un joyeux foutoire.
Fin de soiree, Victor nous propose son lit qu'on accepte de suite.
Le lendemain, leve a 5h30 on ne sait toujours pas pourquoi, nous ne sommes partis qu'a 9 h00. Douche froide au milieu de la cour, accompagnee du coq, des chats, et de la famille. Petit dej a la banane, pareil pour le repas de midi.
A 9h00 nous prenons un collectivo, un bateau. L'emmerveillement durera 8h : l'eau est boueuse et plus nous avancons plus la foret devient dense. Nous observons de loin les premiers perroquets et capybaras. Le zenitude nous tend les bras et ne nous quittera pas pendant 3 jours. Arrivee a El Gato nous sommes accueillis par le maitre des lieux. Petit jus, explication du site... Le repas est dans deux heures, la nuit commence a tomber. Nous partons marcher dans la foret lampe torche a la main. A la lumiere des torches tout parait immence, on decouvre des fourmillieres geante, des colonies de termites, des arbres etrangleures et une quantite de plantes inconnues. Le bruit des insectes, oiseaux, singes, et rongeurs en tout genres sont constant et decuple par la nuit. L'experience est innoubliable.
Le lendemain, la ballade se fait de jour, tout est nouveau et toujours magnifique. Depuis certain points de vu nous prenons le temps d'observer les differents types de perroquets et d'oiseaux. Un ballet haut en couleur toujours accompagne par la musique de la foret.
Les singes sont audible mais invisible, les caimans ne sont pas visible car trop de pluie. Tampis !
Partie de peche en pekepeke (bateau en bois dont le bruit fait pekepeke!). Peche traditionnelle au fil avec des hamecons enormes et au bout, un morceau de boeuf pour pecher le piranhas. Apres moultes tentatives, et moultes pluies + l'ecopage du bateau par Ulysse; Eduardo(le pere de famille) seul arrive a pecher deux piranhas (un rouge et un jaune). L'echange entre nous est sympathique et joyeux.
Nous degustons les piranhas au soir. Tres bon!
L'apres midi nous visitons la commune de Baltimore, petit cafe chez les amis de la famille et visites de la mairie et de son verger. Au soir nous goutons quelques fruits ramasses sur place.
Le lendemain c'est deja le retour, trois heures de bateau sur le rio Tambopata. Nous arrivons a Infermo. Village qui signifie malade, connu pour la dengue et la malaria. Nous prenons un taxi et le changement de decors est difficile a avaler. Nous traverssons un campement de fortune fourmillant de personnes qui defrichent le terrain, brulent les bois et les feuillages au seuil de leurs tentes qui elles partent a vaux l'eau.
De nouveau en ville, Klaxon, mototaxi,... la parenthes nature se referme. Ce fut bref mais bon.
Desole, toujours pas de photos... sixieme tentative dans un sixieme cibercafe... les transfert sont impossible pour le momment. patience...
La septieme tentative est la bonne ! Voici les photos envoyées depuis Pissac.
Par contre toujours tres lente la connexion... donc le reste des photos la prochaine fois .